
Avez-vous déjà eu l’impression qu’une pièce vous paraissait plus chaude ou plus froide qu’une autre, alors que la température affichée était identique ? Cette sensation est liée à la […]
L’architecture et la biodiversité, deux mondes autrefois éloignés, convergent aujourd’hui dans une perspective de durabilité et de préservation de la planète. La biodiversité, qui regroupe toutes les formes de vie et leurs interactions au sein des écosystèmes, trouve de plus en plus sa place dans les pratiques architecturales.
La biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants et des écosystèmes sur Terre.
La biodiversité comprend l’ensemble du tissu vivant de la planète, à savoir :
Bien que l’architecture ne se soit pas traditionnellement préoccupée de ces questions, certains architectes ont déjà comblé cette lacune et cherchent à influencer les pratiques.
La nature nous influence et constitue la base de la plupart de nos aliments, médicaments, fibres, matériaux de construction, eau douce et même énergie. En liant le changement climatique et la biodiversité, on ouvre une nouvelle voie pour l’architecture – une voie promettant plus de richesse et de beauté que les bâtiments simplement destinés à réduire leur empreinte carbone.
L’un des principaux moteurs de la perte de biodiversité mondiale est le développement immobilier : les projets d’infrastructure et de logement de masse prennent généralement peu en compte les liens entre la biodiversité et le bien-être humain.
La biodiversité, la qualité de vie et le réchauffement climatique sont directement liés. Les architectes ont un rôle essentiel à jouer, en complément de leurs actions visant à réduire la consommation d’énergie.
Nous tendons vers une compréhension plus riche de la durabilité, où les toits verts, les façades végétalisées et les matériaux de construction issus de déchets recyclés ou de cultures biologiques ne sont plus seulement des symboles, mais des tentatives sérieuses d’intégrer la diversité écologique.
Intégrer la nature et l’architecture dans les bâtiments est loin d’être simple. En plus des coûts d’entretien évidents, une façade vivante peut obstruer la lumière naturelle à travers les fenêtres (augmentant ainsi l’utilisation d’énergie). La nature est dynamique, tandis que l’architecture est statique.
Les architectes influencent la biodiversité de cinq manières principales :
Les abeilles constituent un bon indicateur de la biodiversité et une source de préoccupation mondiale actuelle. Par exemple, la colonie d’abeilles sur le toit de l’Opéra de Paris produit presque 500 kg de miel par an.
Bien que la pollution atmosphérique soit plus importante en ville qu’en milieu rural, il y a moins de pesticides, ce qui permet aux abeilles urbaines de surpasser leurs cousines des campagnes.
La végétalisation urbaine peut potentiellement générer une grande richesse écologique et offrir une robustesse biologique et une beauté qui manquent dans les paysages agricoles.
L’architecte Edwin Lutyens a mis en œuvre plusieurs de ses idées novatrices dans la conception de cette résidence.
Le Bois des Moutiers, avec sa façade en pierre et ses toits en pente, comprend des espaces spécialement conçus pour accueillir des oiseaux et des chauves-souris, souvent nichés dans des coins de toiture ou dans des structures sur les pignons.
Edwin Lutyens a habilement intégré des cavités et des recoins dans le toit et les pignons des bâtiments.
En intégrant la biodiversité dans leurs pratiques, les architectes jouent un rôle crucial dans la préservation des écosystèmes et l’amélioration de la qualité de vie en milieu urbain. Des toits végétalisés aux matériaux durables, chaque choix contribue à un environnement où la nature et l’architecture cohabitent harmonieusement. Cette approche durable offre une nouvelle perspective sur l’architecture, enrichissant non seulement les paysages urbains, mais aussi le patrimoine écologique pour les générations futures.